Home > Progetti > Yachay Wasi – Contre la dégradation dans les banlieues de Lima

Développement humain et sécurité sociale pour les jeunes mères et les enfants à risque dans les banlieues de Lima

Familias sin violencia est un projet – promu par l’ONG Co.P.E. – intégré au programme Yachay Wasi.

Yachay Wasi est un projet pluriannuel de l’association homonyme, notre partenaire local. Il a été mis en œuvre dans trois communautés nées des flux migratoires entre 1980-2000, lorsque centaines des familles rurales andines et d’Amazonie fuirent leurs villages à cause des violences politiques. Ils se réfugièrent dans les banlieues des grandes villes – comme Lima, déjà surpeuplé – dans des terrains insalubres et désertiques, en vivant dans baraques en tôle et en bâche de plastique, à côté de la plus grande cimenterie d’Amérique Latine. On pense que les émissions de la cimenterie pourraient être la cause des plusieurs maladies respiratoires qui affligent les habitants de la banlieue – surtout les enfants – déjà dans un état de malnutrition et dénutrition.
À la pauvreté, au chômage, s’ajoute le problème de la discrimination contre les peuples autochtones et métissés, héritage de l’idéologie, parfois raciste, de Sendero Luminoso. Ce contexte sociogéographique représente un terrain fertile pour la frustration, l’alcoolisme, l’analphabétisme, les maternités précoces et la violence – soit dans la maison, soit dans la rue, où le problème des gangs de jeunes est très inquiétant.
Les activités réalisées jusqu’à présent ont contribué à la réalisation du programme Yachay Wasi, qui se propose de renforcer l’éducation de base – à travers un service d’assistance scolaire et d’information sur la prévention sexuelle et hygiénique – et introduire des cours de formation professionnelle. Ceux-ci couvrent les domaines de la couture et de la médecine naturelle: cela a permis de valoriser les connaissances en herboristerie des migrants des Andes et de l’Amazonie ; et de permettre aux jeunes couturières de gagner une plus grande émancipation, tant social qu’économique. En outre, on a organisé une série d’ateliers sur l’autonomisation des femmes, et un programme de soutien psychologique et de counseling en matière de violence domestique.

Les bons résultats obtenus nous encouragent à poursuivre notre collaboration. Maintenant, ce qu’il faut faire est le suivant:
– Renforcer le cours de couture en achetant des nouvelles machines à coudre et des nouveaux matériaux;
– Organiser de séminaires de sensibilisation mensuels sur l’alcoolisme, la toxicomanie, le droit à la dignité humaine, l’entrepreneuriat, l’émancipation et la médecine naturelle;
– Construire des nouvelles salles de classe pour les activités d’alphabétisation;
– Étendre le service de microcrédit de la MIDE pour la création de nouvelles activités génératrices de revenus.